jeudi 30 août 2012

Infestus – "Ex|Ist" (2011)


(Par Lucy Dayrone / By Lucy Dayrone)


Infestus – Ex|Ist (2011)




Version anglaise/english version


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
Mai 2011 LP Debemur Morti Productions Depressive Black Metal Allemagne


Line-up :

Andras : Vocaux, tous les instruments, mixage.

Membres additionnels :

Aucun.




J’ai découvert cet album via l’excellente interview de Metallian, dans le numéro 65. La session photos en disait très long, les commentaires un peu plus… Il me fallait me procurer cet album sans rien en écouter avant de le recevoir. Je tenais à ce rituel.

L’album en main, j’avais l’impression de porter une urne, celle contenant les cendres d’âme d’Andras, le compositeur, parolier, chanteur et musicien multi-instrumentaliste de ce très personnel album qu’est « Ex|Ist ».

En effet, cet opus entièrement créé par Andras est une sorte de journal intime, un témoignage de sa descente aux enfers, aux confins de lui-même, au plus profond de son être, là où tout n’est que désordre, laideur, chaos et douleur.

Un boîtier cristal traditionnel renferme un livret contenant les paroles, deux photos qui sont mélangées à l’artwork très simpliste, entre noir et gris, filaments, fêlures, rayures… L’image du CD reprend l’artwork sans rien de plus que le logo du label. Sur le back du boîtier, en intérieur, le copyright, les liens utiles, le concept de l’album. En extérieur, la track-list. Ni plus ni moins. On sait à quoi s’attendre en insérant le disque dans le lecteur.

samedi 18 août 2012

Mayhem - Live Paris (17/12/2007)



Mayhem

L’absolu du nihilisme / Nihilisme absolu

(par Vlad Tepes)




″Ordo ad Chao″ tour
Moment : 17/12/07.
Lieu : La Locomotive (Paris 18ème).



Nous nous situons en une froide nuit hivernale à la mythique Loco parisienne. J’y arrive tard, trop tard même pour assister aux premières parties, ce que je regrette partiellement aujourd’hui. En effet, y jouèrent Balrog (trop classique à mon goût) mais surtout Pantheon I (bien plus violent et original).

Mais de quel groupe ont-ils assurée la première partie, me demanderez-vous ? Et si je vous répondais les mythiques Mayhem…



Mayhem_Logo



″Ordo ad Chao″ est sorti il y a plus de 6 mois maintenant dans un franc éparpillement critique, tantôt idéalisé tantôt haï. Cette tournée fut particulièrement polémique elle-aussi, Attila Csihar proposant quasiment à chaque show du groupe un déguisement spécifique. Allant de l’accoutrement sombre et dérangeant (une momie, un arbre décharné, Hitler, un homme de glace, un condamné à mort par pendaison, ou encore un prêtre satanique) jusqu’au costume le plus grotesque et décalé (Bugs Bunny avec sa cagette, un cuisinier, un tas d’ordures, ou encore en Pirate des Caraïbes !). Beaucoup ont considéré qu’Attila avait été trop loin, ne respectant pas l’aspect ″sérieux″ que le black métal exige d’habitude, et donc ses codes et normes. Avant la date parisienne je n’avais pas réellement compris la démarche. Mais après, j’ai bel et bien saisi que l’apparat n’avait pas la moindre importance…

Ce soir-là, Attila arriva déguisé en général de la guerre 14-18 (certains diront même Pétain). L’aspect provocateur et malsain est évidemment allègrement ressorti, donnant un aspect dominateur et totalitaire à l’expression. Toutefois, c’est bel et bien la musique qui prit le pas sur l’accoutrement, à tel point que je finis par l’oublier au bout de quelques morceaux. Et oui, Attila a prouvé que ses performances vocales demeuraient effrayantes au possible, qu’il soit vêtu en général guerrier ou même en Bugs Bunny ! Il a su par ailleurs montrer que les fans de black métal sont pour certains aliénés à l’imagerie, au vu des quelques réactions hostiles durant la tournée hors-Paris (jet de cannette, arrachage de masque directement sur la scène). Or quand on est bon musicien, peu importe la tenue vestimentaire : seule compte la performance artistique.

vendredi 3 août 2012

Anna Ternheim – "Escape into my arms" (2008)


(Par Vlad Tepes)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
12 novembre 2008 Single Ternheim Music/Universal Music Pop complexe et atypique… Suède


Anna Ternheim – Escape into my arms (2008))
Track-list :

1) Escape into my arms











Line-up :

Anna Ternheim : Vocaux/Paroles.





Membres additionnels :

? : Chœurs.
? : Percussions.
? : Violon.
? : Violoncelle.
? : Banjo.
? : Programmations.



Dans la discographie d’Anna Ternheim, il demeure un opus que j’aime par-delà tous les autres, "Leaving on a mayday" (2008, Universal Music). En faisant quelques petites recherches concernant tous les objets entourant la sortie de cet opus, je suis tombé par hasard sur un single que peu d’individus possèdent, ce dernier ayant été distribué lors de la pré-commande de l’album : Escape into my arms.

L’objet est un simple promo-cd, se présentant donc sous la forme d’une pochette cartonnée. Si je décide de vous parler de cet objet, c’est non seulement par le souci du détail qui me caractérise mais aussi par le caractère atypique de ce morceau dans la carrière de l’artiste suédoise.


« I won’t hold the past against you
And I forgive you for the bad things you did to me
»

samedi 21 juillet 2012

Huntress - "Spell Eater" (2012)


(Par Gabriel Leroy)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
27 avril 2012 LP Napalm Records Heavy Royaume-Uni


Huntress - Spell Eater (2012)
Track-list :

1) Spell eater   YouTube
2) Senicide
3) Sleep and death
4) Snow witch
5) Eight of swords   YouTube
6) Aradia
7) Night rape
8) Children
9) Terror
10) The tower
11) The dark


Line-up :

Jill Janus : Chant.
Ian Alden : Guitare.
Blake Meahl : Guitare.
Eric Harris : Basse.
Carl Wierzbicky : Batterie.
Membres additionnels :

Aucun.






« La musique est une illusion qui rachète toutes les autres » disent certains.

Je soupçonnais le premier single Height of Swords et son ébouriffante surenchère vocale d’être un bien beau coup de bluff. Et ce n’est donc pas sans une certaine méfiance que j’ai attendu du groupe Huntress qu’il révèle ses autres cartes.

Ce clan américain, nouvellement arrivé sous l’aile de Napalm Records, ne fait pas dans la finesse de l’art. Si la promo du groupe, bourrée de clichés, frise le ridicule, qu’en est-il de leur musique ? Disons-le d’emblée elle est surtout totalement convenue. On la classera dans le rayon « heavy » avec une petite étiquette « un brin thrash » sur la tranche.

Au-delà de sa forme sans surprise, elle laisse l’impression d’être servie « crue » , comment dire, d’avoir ce côté ingrat des musiques qu’il faut entendre de nombreuses fois avant d’être vraiment apprivoisé. Pourtant non, même après plusieurs écoutes, la recette ne s’avère pas vraiment révélatrice, en tout cas musicalement parlant. Elle n’est cependant pas écœurante non plus. Et si les partitions sont plutôt faciles et manquent de recherche mélodique, le tout est cohérent et efficace, étrangement on digère plutôt bien cette aridité tant l’investissement vocal et l’énergie du groupe sont bons. Dans ce paysage artistique plutôt désertique, le manque d’originalité et de profondeur est compensé par l’engagement du groupe. Ils y croient à fond, les bougres, et cela leur donne selon moi une sorte de légitimité. Ils se font plaisir et c’est assez communicatif.

mercredi 11 juillet 2012

Satyricon / Keep of Kalessin - Live Paris (26/09/2006)



Satyricon / Keep of Kalessin

Fire era...

(par Vlad Tepes)




″Now, Diabolical″ tour
Moment : 26/09/06.
Lieu : La Locomotive (Paris 18ème).



Satyricon @ La Locomotive, Paris 26/09/2006



Je viens ici vous transmettre une nostalgie appuyée, relative à une époque somme toute révolue du black métal norvégien, au travers d’une antique date parisienne réunissant ce qui constituaient alors deux des fleurons de cette scène en pleine mutation.




1. Keep of Kalessin

Après avoir supporté les insipides Insomnium, les choses sérieuses se sont mises en place avec la virulence de Keep of Kalessin. Défendant avec fougue et ferveur le mythique ″Armada″, la prestation sera passée en un éclair, avec un son assez bon dans l’ensemble (au vu de mes souvenirs du moins).




vendredi 6 juillet 2012

Interview Öxxö Xööx

Öxxö Xööx_logo


Réflexion…



Öxxö Xööx


Outre la complète biographie d’Öxxö Xööx (disponible sur leur Bandcamp), nous nous interrogions sur quelques questions de forme concernant leur album « Rëvëürt », paru en 2011 chez Apathia Records. Pour cela, Laurent Lunoir et Laure Le Prunenec ont accepté de répondre d’une seule voix à notre interview…



1) En octobre 2011 sortait votre premier album « Rëvëürt ». Quel est votre ressenti face aux réactions du public ou même des chroniqueurs ?

Quand j'ai terminé « Rëvëürt » j'ai ressenti une satisfaction personnelle très forte car j'avais enfin atteint ce but que je visais depuis tant d'années.
Je me sentais libre et surtout j'avais le sentiment d'être arrivé au bout de ce chemin inhumain et marécageux vers moi-même.
À ce moment-là, le fait de me sentir à ma place et en vie était la chose la plus importante, j'avais même pensé à ne pas distribuer le disque.
Mais finalement j'ai quand même pressé 1000 DigiFiles, cela n'a vraiment pas été facile car pour moi un arbre c'est un frère et j'essaie comme je peux d'être le moins prédateur possible dans la vie de tous les jours.
(Par exemple au niveau de l'alimentation je tends petit à petit vers une alimentation frugivore, qui consiste à ne se nourrir que de légumes, graines et fruits des arbres et des plantes sans prendre la vie de ces derniers, cela me parle vraiment).
Mais ce monde évolue, j'essaie de faire au mieux dans un monde imparfait.
Je me rappelle que lorsque j'ai écouté pour la première fois l'album masterisé sur une plage qui est chère à mon cœur en Normandie, il y avait un grand soleil et j'avais le sentiment que le vent frais du nord m'embrassait et qu'il me disait merci.
J'ai senti cette puissance qui était là et qui me regardait sauter partout et être heureux d'avoir compris qui j'étais et content de m'avoir vu remonter de mes enfers. Là j'ai crié de toutes mes forces l'amour que j'avais pour la vie, comme si mon cœur de sang s'était transformé en un cœur de feu, je m'en rappellerai toute ma vie. Cet album est vraiment ma façon de voir l'art, j'y ai mis toute mon âme et j'ai été le plus sincère possible.
J'ai eu le sentiment d'avoir réussi à briser quelques-unes de mes chaines grâce à ce travail sur l'intuition.

Donc lorsqu'il y a des personnes qui viennent me dire que cet album leur donne de la force pour supporter ce monde et leur vie, cela me touche infiniment, je crois qu'il n'y a même pas de mot qui pourrait décrire le sentiment qui m'anime.
Je trouve qu'à ce moment-là, l'art prend tout son sens, beaucoup de gens m'ont envoyé des mails pour me remercier de leur avoir fait vivre une expérience unique grâce à l'écoute de « Rëvëürt ». Une ou deux personnes m'ont dit que ce disque les avait réconcilié avec l'esprit de la nature et de la vie en eux.
J'ai vraiment eu l'impression d'avoir accompli quelque chose, je fais de l'art et de la musique pour cela.
Mais je ne te cache pas que j'ai été surpris de la réaction du public de voir tous ces gens traduire les paroles et être si réceptifs à notre musique.
Il y a eu des chroniques très élogieuses, et là aussi j'ai été surpris de l'impact que le disque a eu chez tous ces chroniqueurs et cela m'a vraiment beaucoup touché. Je voudrais en profiter pour remercier toutes ces personnes pour leurs efforts afin de comprendre notre univers particulier, mais aussi pour leur ouverture d'esprit.

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