(Par Vlad Tepes)
Parution : | Format : | Label : | Univers : | Pays : |
Août 2007 | EP | Auto-production | Heavy doom souffrant | Suède |
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Line-up de l'album :
Ola Blomkvist : Guitare/Paroles. Thomas Eriksson : Vocaux. Jens Gustafsson : Batterie. Per Broddesson : Guitare. Dennis Olsson : Basse. |
Membres additionnels :
Aucun. |
Contrairement aux idées préconçues que
nous pouvons avoir sur le métal sombre, en Suède aussi on sait aussi faire du
doom ! Et Griftegård (signifiant "cimetière" en
vieux suédois) le prouve avec un brillant EP sorti en 2007 intitulé "Psalmbok".
Je me souviens du comment cet EP
m’avait été présenté, avec force précaution. En effet, cette pièce
n’apparaissant pas comme du doom/death (et votre serviteur étant à l’époque
fortement impliqué dans ce style… aujourd’hui encore mais avec plus
d’éclectisme dans sa besace), la personne me parlant de Griftegård n’était pas du tout sûre de son
coup ! Mais elle aura eu raison de provoquer cette rencontre musicale.
Le groupe comporte en son sein des
musiciens expérimentés, ce qui apparaît de manière manifeste en écoutant cet
EP. Car tout est parfaitement maîtrisé, que ce soit techniquement mais surtout en
termes d’interprétation. En effet, l’auditeur peut y ressentir un feeling
monstrueux. De plus, une atmosphère sacrée se ressent très fortement, et ce dès
l’introduction de Charles Taze Russell.
Voilà comment Griftegård se définit lui-même : « Griftegård, dans un contexte artistique,
est le cimetière pour le fini et les pensées expérimentées ainsi que le lieu de
naissance des réflexions sur une nature infinie et spirituelle – le superficiel,
le creux, le vide n’ont pas leur place dans l’univers de Griftegård. Le cœur et
l’esprit de tout est le tout. »
Le décor est ainsi planté, soit une
approche de la musique qui se veut profonde et développée. Et le moins que l’on
puisse dire, c’est que leurs propos correspondent bien à ce que l’on peut
entendre sur disque. D’ailleurs, les deux morceaux de "Psalmbok" sont intitulés d’une part
d’un nom de pasteur (Charles Taze Russell)
et d’autre part d’un nom d’artiste (Paul
Gustave Doré). Cette démarche atypique mérite d’être soulignée, tout comme
la qualité de ces deux morceaux, présageant du meilleur pour leur premier opus
qui sorti en 2009, "Solemn • Sacred
• Severe" (Ván Records).
Charles
Taze Russell montre
une facette plutôt pesante, avec des riffs lourds et lancinants. Le chant clair
se dévoile en sensibilité et rage. On retrouve presque une dimension propre au
doom/death sur le plan instrumental. Alors que sur le plan vocal, je pensais
plutôt à Reverend Bizarre en 2009,
ce qui n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Je dirai même que ces vocaux sont
assez uniques, à la fois lyriques comme peuvent l’être ceux issus du
heavy/doom, mais bien plus charnels et suintants (ce qui du coup conduit au
même rapprochement que je viens d’effectuer concernant l’instrumentation).
En termes d’ambiance, le désespoir mêlé
de rage est palpable et manifeste. Mon sentiment est de percevoir des larmes
sortant par tous les pores, excepté de la sphère lacrymale. Comme si la
tristesse s’exprimait avec urgence, et du coup avec la rage que j’évoquais.
Soulignons toutefois que ces considérations subjectives n’ont pas grand rapport
avec les paroles, dépeignant une scène christique où la fureur du prophète
conduit à la destruction de l’Homme.
Charles
Taze Russell fut
réenregistré sur le premier opus, mais pas avec la même force (ce sur quoi nous
reviendrons). En effet, cette version de 2007 est plus organique, plus
souffrante que celle de 2009. Cette dernière m’apparait comme trop propre, trop
poissée dans un certain sens. J’en appelle donc à revenir à cette version
princeps, d’une très haute qualité.
Paul
Gustave Doré est lui
beaucoup plus mélodique, et me rappelle quelque peu My Dying Bride dans certaines harmonies de guitare (mais de manière
assez sensible). L’introduction plutôt atmosphérique en est une excellente
illustration je trouve. Ici, le chant clair se veut plus bas que dans Charles Taze Russell, plus mélodieux
(mais pas pour autant moins désespéré…).
« All your
hopes, all your wishes
Like birds they
fall, tumbling to the ground »
Le refrain est particulièrement
poignant, comme une lyrique envolée. Et un solo de guitare va poursuivre ce
mouvement, donnant au morceau une dimension des plus magnifiques et franchement
splendide : chaque note se pose avec subtilité, générant une émotion aussi
puissante que belle.
Au départ sorti en auto-production,
"Psalmbok" a été réédité en
2009 par Ván Records avec un nouvel artwork, dans un digipack particulièrement
classieux.
Griftegård est désormais silencieux depuis 2011 (après la
succession de deux splits EP), à mon grand désespoir. Car les bases que pose ce
"Psalmbok" sont
d’une qualité remarquable, même pas suffisamment exploitées sur le 1er
opus. Mais nous y reviendrons ultérieurement !
2009/Juin 2013,
Rédigée par Vlad Tepes.
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Parution : | Format : | Label : | Univers : | Country : |
August 2007 | EP | Auto-production | Long-suffering Heavy Doom | Sweden |
Line-up album :
Ola Blomkvist : Guitar/Lyrics. Thomas Eriksson : Vocals. Jens Gustafsson : Drums. Per Broddesson : Guitar. Dennis Olsson : Bass guitar. |
Additional members :
Neither. |
Unlike
preconceived ideas that we can have about dark metal, even in Sweden we can
find doom metal ! And Griftegård (which means "cemetary" in old Swedish) can
prove it to you with its brilliant EP from 2007 called "Psalmbok".
I remember when
I was introduced to this EP, with some caution I must say. In fact, this item
wasn’t a doom/death one (and your servant was at that time a big doom/death
amateur… which stands today but with much more eclecticism), the person
speaking me about Griftegård wasn’t pretty reliable about this ! But in fact she
was right provoking this musical meeting.
We can found in
the band experienced musicians, which seems obvious listening to this EP. Because
everything is perfectly mastered, in a technical meaning as for the performance
itself. Indeed, the listener can feel a huge and special touch. Furthermore, a
sacred atmosphere can easily be perceived, and this starting from the
introduction of Charles Taze Russell.
This is how Griftegård defines itself :
“Griftegård, in an artistic context, is
the burial ground for finite and worldly thoughts and the birth place for
ponderings of an infinite and spiritual nature - the superficial, the shallow,
the empty has no place in Griftegård’s universe. The core and soul of all is
all”.
So stands the
scenery, with a very profound and developed musical approach. And we must say
that their words match perfectly with every note. Besides, the two songs from "Psalmbok" have in first hand a
pastor’s name (Charles Taze Russell) and
in second hand an artist’s name (Paul
Gustave Doré). Such an atypical process must be underlined, foreseeing the
best for the first album of 2009, "Solemn
• Sacred • Severe" (Ván Records).
Charles Taze Russell shows a weighty side of Griftegård’s music, with
heavy and stabbing riffs. The singing unveiled itself with tendency and rage.
We can almost find a doom/death dimension instrumentally speaking. On the vocal
aspects, I thought about the ones from Reverend
Bizarre when I wrote about this in 2009, which is far from the case today.
I would say that vocals are pretty unique, together lyrical (as we can find in
the heavy/doom scene) and carnal/seeping (which reminds us what I told about
the instrumentation).
In terms of
atmosphere, this raged distress is palpable and obvious. My impression leads to
see tears outgoing of every pore, excepting from the lachrymal sphere. Like
sadness expressed itself with emergency, so with the rage I mentioned. Let us
underline that these subjective considerations aren’t linked in any way with
the lyrics, which depict a Christian scene where the prophet’s fury leads to
destroy mankind.
Charles Taze Russell was re-recorded for the first
album, but doesn’t have the same strength on it. Indeed, the 2007 version is
more organic, more long-suffering too than the 2009 version. This last one
appears to me as too polished in some way. So my advice is you to get back to
the first version, which is so brilliant.
Paul Gustave Doré is a much more melodic song,
reminding me some My Dying Bride guitar
feeling (just a little…). The atmospheric introduction is an excellent proof of
that, according to me. Here the vocals are lower than Charles Taze Russell, and more melodious too.
« All your
hopes, all your wishes
Like birds they
fall, tumbling to the ground »
The chorus is
so poignant, as a lyrical take-off. And the guitar solo is going to pursue such
a movement, giving a magnificent and superb dimension to the song : every note
comes up with refinement and give birth to powerful and beautiful emotions.
First "Psalmbok" got out as a
self-released item, but was republished by Ván Records with a brand new
artwork, in a splendid digipack.
Griftegård stands quiet since 2011 (after two splits EP),
much to my despair. Because the basis laid by "Psalmbok" have a remarkable quality,
not enough used according to me. But we’ll return to this idea later !
2009/June 2013,
Written by Vlad Tepes.
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