lundi 25 janvier 2016

Humangled - "Prodromes of a Flatline" (2015)


(Par Inquisitor)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
23 juin 2015 LP Bakerteam Records Death Metal Italie (Pise)


Humangled - Prodromes of a Flatline (2015)
Track-list :

1) Libertè, Egalitè, Brutalitè
2) 4: 03
3) Men of Straw
4) Foretasted in Flesh  YouTube
5) Intimacy Curse
6) Untastable Fear
7) Fragments
8) Cauterized
9) Vegan Realm
10) To Mega Therion (Therion cover)



Line-up de l'album :

Luke Scurb : Guitare.
Andrew Goreds : Voix.
Fred Valdaster : Batterie.
Matt Prandex : Basse.
Jean Edifizi : Guitare.

Membres additionnels :

Aucun.






Première chronique de 2016 pour ma part, et aussi première chronique d'un groupe italien ! Sorti le 23 juin 2015 sur le label Bakerteam Records (dont je n'avais jamais entendu parler), "Prodromes of a Flatline" est la sixième sortie du groupe, après 2 EP, 2 démos et un full-length qui a vu le jour en 2010. Actif depuis le milieu des années 90, Humangled possède donc une expérience assez solide avec, à priori, un line-up assez stable.

En mauvais chroniqueur que je suis, je n'ai même pas pris la peine d'écouter les précédentes productions de Humangled. Bouh, c'est pas bien ! Mais, cela me permet de ne pas être conditionné par ce qu'ils ont pu jouer auparavant et, lorsque je constate le niveau global de "Prodromes of a Flatline", je me dis que "Fractal", sorti en 2010, ne devait pas voler bien haut.

Humangled

Pourtant, cet album s'annonçait bien. L'artwork, typiquement Death Metal, est très réussi et donne vraiment envie de découvrir la musique des Italiens. On s'attend à quelque chose dans la veine de Hideous Divinity, ou de Hour of Penance : l'Italie ne manque pas de talents quand on parle DM. Mais là, le constat est mitigé, surtout après la première composition.


Libertè, Egalitè, Brutalitè ouvre le disque avec ses orchestrations symphoniques, ses accents dans le mauvais sens et son titre français. Après un court message incompréhensible (encore en Français), la vraie bagarre commence. Et ça part vite, avec du blast beat et un riff un peu typé Tech Death. Et là, le premier drame de l'album : les deux guitares ne sont pas accordées entre elles.

Ouille, aïe, mes oreilles. Comment les types ont fait pour ne pas s'en apercevoir ? Et c'est le cas sur TOUTES les pistes. Alors oui, quand il y a la batterie qui cogne, et le chant qui couvre un peu le bouzin, ça gène moins. Mais dès que les deux guitares tentent des harmonies, c'est la catastrophe, c'est laid. Et ça ne vient même pas de la composition, ou de la prod' – qui est par ailleurs claire et naturelle – mais bien des instruments. Difficile, après un tel constat, de bien rentrer dans ce "Prodromes of a Flatline". Et le premier morceau ne nous aide pas vraiment : les riffs sont plutôt génériques, du mid-tempo mou assez peu inspiré. Quelques passages font tout de même penser à du Cannibal Corpse, époque "The Bleeding", ou encore les débuts de Deicide.

Mais, fort heureusement, le disque nous offre de meilleures choses à partir du second morceau. Dans 4: 03 (qui dure d'ailleurs 3 minutes 34... titre en clin d'œil à John Cage ?), Humangled envoie quelques plans tapping savoureux soutenus par des envolées de basse : on pense tout de suite à Beyond Creation. Avouez qu'il y a moins flatteur, comme comparaison. Puis, histoire de relever encore un peu le niveau, quelques samples discrets, histoire d'ajouter une pointe d'Indus. La troisième piste continue dans la lancée avec des envolées mélodiques de guitare qui font mouche. Bien.




Et là, c'est l'heure d'aborder le second gros problème de "Prodromes of a Flatline" : son caractère très hétérogène. En plus des morceaux que je viens de citer qui passent assez bien, vous pourrez apprécier Untastable Fear et ses gros relents Death, ou encore Fragments. Et on a fait le tour des morceaux corrects. Parce que, je ne vais pas y aller avec le dos de la cuillère, les autres compositions vont de « moyen » à « médiocre ». Intimacy Curse et son refrain insupportable, Cauterized n'offre rien d'intéressant, de nouveau, ou même d'efficace. C'est un peu le néant.  Le constat est d'autant plus frustrant qu'on peut trouver sur Untastable Fear de très bons riffs, même si la structure du morceau est chaotique.

Histoire de ne pas enfoncer le clou, je vais faire l'impasse sur la cover de Therion, très dispensable. Accordez-vous, par pitié...

Un album en demi-teinte pour ma part, sur lequel je ne reviendrai probablement pas, car cette année on a vu carrément mieux en Death Metal (Antropofago, Abhorrent, Dehuman...). Mais on sent quand même une volonté des Italiens de bien faire, malgré un niveau technique assez moyen et la présence de quelques compos ratées mais qui ne donnent pas l'impression d'être là juste dans le but de remplir l'album. Si troisième sortie il y a dans le futur, j'y jetterai une oreille par curiosité. Et aussi parce qu'on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise !

Janvier 2016,
Rédigée par Inquisitor.



Humangled


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